Guide de la douleur
55 Prendre en charge la douleur en ophtalmologie ropathiques chroniques. L’identification des centres stimulés dans le cadre de ces douleurs chroniques invalidantes pourra conduire à des prises en charge spécifiquement destinées à calmer ces douleurs neuropathiques par des techniques notamment de stimulation magnétique transcrânienne (TMS) Personnel dédié : Une prise en charge spécifique et dédiée nécessite des équipes spécialisées et formées, habituées à travailler ensemble. La structure du GOLD actuel au sein des XV-XX travaille efficacement pour les douleurs postopératoires et la prise en charge des patients hospitalisés ou accueillis aux urgences. Elle as- socie anesthésistes spécialisés et ophtalmologistes mais mérite de prendre l’ampleur nécessaire à une prise en charge plus large. Pour donner l’efficacité nécessaire à la création d’une équipe capable d’accueillir un flux important de patients externes (une dizaine par semaine) issus des consultations ophtal- mologiques générales ou adressés par des confrères, ophtalmologistes mais aussi internistes et neurologues, il est indispensable de structurer une vérita- ble équipe aux différentes étapes du parcours de soins décrit ci-dessus. Les moyens demandés sont donc : • Un ophtalmologiste praticien hospitalier temps partiel avec un mi-temps d’orthoptiste • Un temps anesthésiste mi-temps • Un temps de secrétariat • Des vacations pour psychiatre et/ou psychologue Objectifs de la structure: Cette consultation multidisciplinaire dédiée à la douleur oculaire chronique est la première en France. Il existe en effet des centres de lutte contre la douleur habitués aux douleurs neuropathiques mais l’absence de complé- mentarité avec une équipe spécialisée en ophtalmologie, l’absence de bilan approfondi de la surface oculaire et de proposition thérapeutique oculaire liée à l’absence de cette multidisciplinarité, aboutissent très souvent à des échecs. D’un autre côté la réduction de ces douleurs à des causes banales faussement bénignes comme la sécheresse oculaire laisse ces patients en errance diagnostique et thérapeutique avec des propositions de traitement insuffisantes et inefficaces. En effet sans une prise en charge de l’inflamma- tion de simples substituts lacrymaux sont insuffisants, en l’absence de di- agnostic d’affection cutanéo-palbébrale associée, aucun traitement local ne
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