Guide de la douleur
54 Prendre en charge la douleur en ophtalmologie nerfs cornéens et les cellules inflammatoires (microscopie confocale, OCT grand champ). 3. Une évaluation oculomotrice et visuelle sera également effectuée par une orthoptiste et des examens complémentaires pourront selon les cas être prescrits et réalisés au laboratoire de Biologie médicale et ophtalmologique des XV-XX (Dr F Brignole-Baudouin). 4. 2- A l’issue de cette première étape, les patients se verront proposer une démarche thérapeutique locale ou générale pour traiter les causes cur- ables les plus accessibles : rééducation orthoptique, thérapies locales im- munomodulatrices, traitements antibiotiques ou antiparasitaires (contre le demodex), adaptation de la substitution lacrymale, et dans les cas les plus sévères, sérum autologue, verres scléraux ou greffe de membrane amni- otique. 5. 3- En cas d’échec, lors d’un examen de réévaluation, ou d’emblée lorsque ces thérapies auront déjà été mises en œuvre et seront insuffisamment ou non efficaces, la prise en charge sera confiée à l’équipe d’anesthésistes dédiée à la douleur (Dr MS Ben Ammar, Dr J. Wrobel, Dr Kh Kherrouzi, Dr M. Sin-Ilie). Une prise en charge psychologique sera associée et des examens complémentaires prescrits, notamment par neuroimagerie (Dr C. Habas) en cas de suspicion de pathologie organique neurologique sous-jacente. 6. 4- Un traitement adapté pourra être proposé par l’équipe anesthésique (Dr MS Ben Ammar, Dr J. Wrobel, Dr Kh Kherrouzi, Dr M. Sin-Ilie) dédiée à la douleur, en complément des traitements ophtalmologique et autres. L’idée de « Pain Clinic », ou « Clinique de la Douleur » doit être envisagée, lieu où une équipe pluridisciplinaire prend en charge, dans notre cas, une pa- thologie douloureuse oculaire où chaque spécialiste apporte son expertise personnelle. Cette unité proposera l’association de techniques pharma- cologiques, psychologiques, physiques et chirurgicales afin d’optimiser le résultat thérapeutique. Dans cette optique, une consultation avec notre psychologue ou un psychiatre sera systématique afin d’évaluer la com- posante psycho-sociale du terrain sur lequel se développe la pathologie douloureuse. Outre les thérapeutiques allopathiques classiques, cet entre- tien pourra déboucher sur une prise en charge cognitivo-comportemen- tale, des séances d’hypnose, une thérapie de relaxation, voir une psycho- thérapie … 7. 5- Dans les cas les plus sévères et les plus résistantes douleurs chro- niques, une IRM fonctionnelle pourra être proposée de manière à évalu- er les centres cérébraux impliqués et étudier l’origine des douleurs neu-
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