Guide de la douleur

37 Prendre en charge la douleur en ophtalmologie Tramadol Il existe en forme à libération immédiate dosée à 50 ou 100 mg, sou- vent mal tolérée (nausées, vertiges.) On peut préférer l’association au paracétamol sous forme d’Ixprim® ou Zaldiar® (tramadol 37,5 mg + paracétamol 325 mg) qui est mieux tolérée. Les formes à libéra- tion prolongée en 2 prises par 24 heures (Topalgic® LP, Contramal® LP, Zamudol LP®) voire en une seule prise (Monoalgic®, Monocrixo®), permettent de proposer un traitement à libération prolongée avec des interdoses, ou «doses de secours», à libération immédiate. Il faut rechercher la dose minimale efficace ; les doses prescrites sont souvent trop élevées, augmentant le risque d’effets indésir- ables et de dépendance. La posologie maximale par 24 heures est de 400 mg mais, chez le douloureux chronique, du fait du risque de dépendance. Effets secondaires : ceux des opioïdes avec un risque plus marqué de comitialité. La titration est essentielle pour limiter les effets indésirables, qui surviennent surtout en début de traitement, et favoriser l’obser- vance. Chez la personne âgée, mieux vaut commencer par des dos- es faibles, de l’ordre de 50 mg par jour à libération prolongée, voire utiliser la forme en gouttes (Topalgic® gouttes : 1 goutte = 2,5 mg). Opium (Izalgi, Lamaline) C’est une association de poudre d’opium (dont on connaît mal la pharmacocinétique) et de paracétamol. Dans la Lamaline, la caféine (psychostimulant) est rajoutée. Prescrite à raison d’une gélule par prise, chaque prise espacée de 4 heures minimum. La Lamaline est aussi disponible en suppositoires. Elle peut constituer une alternative, en seconde intention, en cas d’intolérance au tramadol, surtout chez la personne âgée.

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