Guide de la douleur
30 Prendre en charge la douleur en ophtalmologie Douleur liée aux soins Les soins de pratique courante sont très souvent douloureux. Il ne faut jamais méconnaître la douleur provoquée par les soins ni la banaliser. Les personnels de santé ont à leur disposition des moyens pour prévenir et soulager la douleur lors : • de poses de sonde, de prélèvements sanguins veineux, artériels, de ponctions lombaire, pleurale, d’ascite… • de mise en place de perfusion, d’injections intraveineuses, des pansements (plaies, cicatrices, escarres, ulcères), • des soins d’hygiène et de confort (toilette, réfection du lit, installation ou mobilisation du malade), • des soins de cathéters veineux et artériels, de poches de colostomie, de sonde de gastrostomie, • des transports ou mobilisations-installations pour examen (radiologie, scanner) ou traitement (radiothérapie), • de points de suture, de soins dentaires, • de séances de rééducation Des soins douloureux qui se répètent sont de plus en plus difficiles à sup- porter. La crainte de leur multiplication augmente l’anxiété du malade et renforce sa perception de la douleur. Les soins deviennent alors de plus en plus difficiles et plus longs à dispenser. LeMEOPA, d’utilisation simple par le corps infirmier y trouve tout son intérêt. Prévoir le traitement analgésique à la sortie : Il ne doit pas y avoir de rupture dans la prise en charge de la douleur entre les temps hospitalier et post-hospitalier. L’ordonnance de sortie comporte systématiquement des antalgiques adaptés à l’intensité de la douleur. Prévoir un traitement de 2 e intention en cas d’échec (augmentation de la posologie, réduction de l’intervalle des prises, recours à un produit plus puissant). Le médecin traitant doit être informé pour prendre le relais du suivi médical.
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