Guide de la douleur

29 Prendre en charge la douleur en ophtalmologie Les érosions de l’épithélium cornéen Elles peuvent entraîner des douleurs importantes. Elles peuvent survenir au cours de l’intervention par frottement contre le panse- ment ou à cause d’un dessèchement par exposition. La conduite à tenir est la même que dans les deux cas précédents. L’inflammation locorégionale L’exsudation post-chirurgicale entraîne un œdème et donc une mise en tension des tissus péri-oculaires. Les douleurs sont lanci- nantes, car augmentées par les pulsations cardiaques. Chaque pulsation amenant du sang dans l’orbite augmente la pression lo- cale d’où l’impression de douleurs pulsatiles. La mise en place d’un matériel étranger (indentation localisée ou cerclage) exacerbe le phénomène. Conduite à tenir : en dehors d’un positionnement recommandé par le chirurgien en post-opératoire, il faut recommander aux patients une position demi-assise, ce qui favorise le drainage «déclive» et la diminution de l’œdème et réduit donc la douleur. C’est cette inflam- mation locorégionale postopératoire qui est responsable de la ma- jeure partie des douleurs ressenties après une intervention chirur- gicale. Les anti-inflammatoires prescrits en postopératoire visent à réduire cette inflammation. L’usage des anti-inflammatoires devrait être systématique à chaque fois que les antalgiques de base n’ont pas suffi à soulager la douleur et qu’il existe une inflammation avec œdème local. Localement, si l’œdème est important, un pansement glacé peut être bénéfique. L’hypertonie oculaire Elle donne des douleurs oculaires qui sont souvent associées à des céphalées (hémicrânie) et une tendance nauséeuse, voire, vomisse- ments. Un avis avec examen ophtalmologique est indispensable en urgence afin d’administrer un traitement adapté pour réduire la pression intraoculaire pouvant menacer la fonction visuelle. La dou- leur diminue parallèlement à la diminution de la pression oculaire. Les antalgiques seuls sont inefficaces.

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