Guide de la douleur

27 Prendre en charge la douleur en ophtalmologie L’algie vasculaire de la face ou « cluster headache » Se manifeste par des douleurs intenses à topographie hémifaciale, survenant par salves, souvent nocturnes, insomniantes et angoissantes, chez un sujet jeune, volontiers de sexe masculin. S’y associent un signe de Claude Bernard Horner et des phénomènes neuro-végétatifs et vaso-moteurs. On retrouve une notion familiale et de périodicité dans l’année. Les douleurs zostériennes et post-zostériennes Le zona du nerf trijumeau, en particulier de la première branche (nerf ophtalmique de Willis), peut intéresser l’ophtalmologiste et le neurologue. A la phase aiguë, pré-vésiculeuse ou vésiculeuse, des douleurs à type de brûlures, d’élancements, de fortes paresthésies ou prurigi- neuses sont quasi-constantes et nécessitent, outre le traitement étiologique du zona tel l’antiviral valaciclovir, un traitement antal- gique adapté à leur intensité et à la souffrance du patient. Après la guérison, la réactivation zostérienne peut laisser place à des douleurs dites « douleurs post-zostériennes », douleurs neu- rogènes par excellence, caractérisées par leur grande intensité, en décharges fulgurantes ou continues, profondes, insupportables, insomniantes. Elles affectent particulièrement le psychisme du pa- tient, conduisant à l’état dépressif et parfois même aux tentatives d’autolyse. Aussi, leur prise en charge doit être médicamenteuse mais aussi psychologique si besoin. Concernant les médicaments, les antidépresseurs tricycliques (Anafranil, Laroxyl…) sont efficaces mais attention aux effets sec- ondaires, notamment chez le glaucomateux (interdits formellement en cas de glaucome à angle fermé !). Les antiépileptiques anciens (carbamazépine, clonazépam, valproate de sodium…), mais surtout nouveaux (gabapentine, pre-gabaline, lamotrigine…) sont de plus en plus utilisés dans cette pathologie, avec succès.

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