Guide de la douleur
10 Prendre en charge la douleur en ophtalmologie Bases psychologiques Plusieurs facteurs peuvent améliorer la compréhension du patient et de sa plainte mais aussi expliquer la persistance de la douleur et l’échec des thérapeutiques. On cite alors des composantes plus ou moins intriquées qui doivent faire l’objet d’une évaluation. La composante affectivo-émotionnelle Elle comprend l’évaluation de l’humeur, le plus souvent à l’aide de questionnaires. La dépression sera recherchée ainsi que les éven- tuels troubles de la personnalité. Un avis psychiatrique sera alors souhaitable. La composante cognitive Elle permet de préciser le vécu du patient vis-à-vis de sa douleur et de la causalité de celle-ci. On peut repérer lorsqu’ils se manifestent : du désarroi, des incertitudes, des interprétations erronées, des incompréhensions, le tout alimentant le plus souvent des manifestations d’angoisse résistantes. La composante comportementale La plainte douloureuse peut revêtir de nombreuses manifestations motrices et/ou verbales, parfois complexes : mimiques, soupirs, attitude en retrait ou trop démonstratives. Elles constituent pour le patient un mode rituel de communication vers ses proches ou vers ses soignants. Le contexte socio-économique Il faut tenter d’évaluer l’intrication entre la douleur qui s’éternise et la situation professionnelle ou sociale. Chaque litige en cours, ou chaque situation de harcèlement, cultive un sentiment d’injustice ou d’impuissance, facteurs de stagnation tant qu’ils n’ont pas été résolus.
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